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Lot 03 · Extérieur & Jardin

Quand tailler un olivier pour une récolte généreuse ?

Fiche de l’article
RédactionSylvain Béranger
Publié
Mis à jour
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Quand tailler un olivier pour une récolte généreuse ?

Si vous espérez remplir vos paniers d'olives l’automne prochain, il ne suffit pas d’arroser votre arbre et d’attendre. La taille est le geste qui décide de tout : trop timide, l’arbre s’épuise à nourrir du bois inutile ; trop agressive, vous risquez de compromettre la fructification de l’année. Le secret tient autant à la période qu’à la manière de couper. Voici ce qu’il faut savoir pour ne pas vous tromper.

Mars et avril : le bon moment pour sortir le sécateur

La fenêtre idéale se situe à la fin de l’hiver, entre mars et avril, quand les risques de gelées sont écartés mais avant que les fleurs n’apparaissent. Tailler en plein hiver expose l’arbre au froid sur les plaies fraîches, ce qui peut ralentir la cicatrisation et affaiblir la reprise. Attendre mai, c’est risquer de couper des rameaux déjà porteurs de futures olives. Un bon repère : observez les bourgeons. Dès qu’ils commencent à gonfler sans encore éclore, c’est le signal.

Quand tailler un olivier pour une récolte généreuse ?
Quand tailler un olivier pour une récolte généreuse ?

Pour un jeune olivier que vous venez de planter, l’objectif des premières années n’est pas la récolte mais la charpente. On taille alors en fin d’hiver également, pour sélectionner les branches maîtresses et donner à l’arbre une forme équilibrée, souvent celle d’un verre à pied. Ce travail de structure conditionnera toutes les récoltes futures.

Le point pratique à ne pas négliger, c’est la différence entre une réponse générale et une situation concrète. Pour comparer les options avec plus de recul, Quand et comment tailler un rosier pour des donne un repère utile à confronter aux éléments de cet article.

La taille en vase polyconique : le geste qui fait la différence

Parmi les techniques, une se détache pour sa capacité à allier santé de l’arbre et productivité : la taille dite « en vase polyconique ». Le principe est simple : on veut une végétation large à la base, qui se resserre vers le sommet, comme un entonnoir retourné. Cela garantit une bonne luminosité au cœur de l’arbre et une circulation d’air suffisante pour limiter les maladies. Les olives poussent davantage dans la partie basse, ce qui facilite aussi la cueillette.

Concrètement, vous supprimez les branches qui poussent vers l’intérieur ou verticalement, car elles « volent » la lumière sans produire. Les rameaux fructifères sont ceux de l’année précédente, souvent appelés « branches mixtes » : ils portent des fleurs à leur base et des feuilles à leur extrémité. Il faut les conserver.

À l’inverse, la taille en parapluie, qui consiste à niveler le sommet pour un aspect esthétique, sacrifie la production. Elle donne un bel arbre d’ornement, mais peu ou pas d’olives. Si votre priorité est la récolte, évitez cette forme.

Les trois gestes de base à ne pas rater

Avant de vous lancer, identifiez ce qui doit impérativement disparaître :

Quand tailler un olivier pour une récolte généreuse ?
Quand tailler un olivier pour une récolte généreuse ?
  • Les drageons : ces pousses qui sortent des racines ou de la base du tronc. Elles ne donneront jamais de fruits et puisent dans les réserves de l’arbre. Un simple coup de cisaille suffit.
  • Les gourmands : ce sont des rameaux vigoureux, souvent situés sur la face supérieure des branches principales. Eux non plus ne fructifient pas. Supprimez les plus forts, surtout ceux qui poussent à l’intérieur de la couronne.
  • Les branches mortes, abîmées ou qui se croisent : elles gênent la circulation de l’air et créent des zones d’ombre inutiles.

Une règle simple : ne coupez jamais à ras du tronc ou du sol. Laissez un petit moignon de quelques centimètres pour favoriser la cicatrisation. Une coupe trop franche est une porte ouverte aux infections. Et rappelez-vous que la taille reste un choc pour l’arbre : mieux vaut y aller progressivement que de vouloir tout rattraper d’un coup.

Pourquoi la taille booste vraiment la récolte

Ce n’est pas un mythe de jardinier. En éclaircissant la ramure, vous laissez le soleil atteindre chaque fruit. Les olives ont besoin de lumière pour mûrir correctement. Plus la masse végétale est dense, plus les fruits de l’intérieur restent petits et verts. La taille provoque aussi une remontée de sève vers les branches conservées, ce qui stimule la formation de nouveaux rameaux fructifères pour l’année suivante.

Pour certaines variétés, un bon éclaircissement améliore même la pollinisation en laissant circuler le vent entre les fleurs. Comme la fécondation est souvent croisée, le pollen doit voyager d’un arbre à l’autre. Une couronne aérée facilite ce travail.

Enfin, si vous avez un olivier centenaire ou très âgé, la taille devient un acte de survie plus que de production. Il faut alors supprimer le bois mort avec précaution, sans ouvrir de grosses plaies, et étaler l’opération sur plusieurs années. Un vieil arbre ne se remet pas d’une coupe sévère en une saison.

Alors, avant de ranger votre sécateur, posez-vous la question : est-ce que je taille pour l’esthétique ou pour la récolte ? La réponse décidera du geste. Si vous voulez des olives, taillez en mars-avril, privilégiez la forme en vase polyconique, et ne gardez que le bois utile. Votre olivier vous le rendra en grappes dorées.

À lire aussi : comment les racines de l’olivier peuvent menacer vos canalisations si l’arbre est planté trop près de la maison.

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